Salut les culs,
Ouais je sais je suis impardonnable de cet abandon sans explication, je me doute que ton petit coeur de rocker a du morfler. C'est un peu comme quand t'as appris la mort de Dick Rivers ça fait mal.
Mais bon pour être honnête ces temps ci j'ai autant d'inspiration que les créateurs de Footix et de Michael Vendetta si tu vois ce que je veux dire. D'ailleurs ça me fout un peu les jetons, imagine que je l'ai perdu à tout jamais et que je ne donne plus de joie aux gens qui m'entourent.
Mais qu'es-ce qui va me rester à moi, à part gambader à tout va en faisant la danse de l'allégresse nichons au vent?
Mes conversations vont vite être restreintes, je vais perdre tous mes amis et je finirais seule à boire de la piquette avec Annie Pujol et ses dents de cheval. Autant de suite me serrer la ficelle de mon string jusqu'à ce que mort s'en suive. Et je peux te dire que mourir par compression de l'anus et de la chatte, ça doit être très très douloureux.
Ben ouais déjà quand tu portes un string toute la journée t'es à moitié anesthésié, alors je te laisse imaginer la suite.
Comme j'ai pas trop envie qu'on mette sur mon épitaphe « décédée par strangulation anale et vaginale », ça fait pas assez « lucille amour et rock and roll » à mon goût, j'ai pris mon courage et je me suis dit « ya qu'Olga qui peut te sauver ma Jaja sur ce coup, fonce sur un malentendu tu peux conclure ». C'est vrai en plus ça va faire un moment que je vous ai pas parlé de ma pilosité, de mon mondial moquette corporel, de ma chevelure intime. D'ailleurs ça me vexe un peu que personne ne prenne des news. Mes poils ne vous félicitent pas bande d'ingrat.
Passons pour cette fois.
Alors que je suis grandement décidée à courir poils au vent chez Olga après le repas de midi, v'la ti pas qu’à la cantoch j'entends une phrase qui me fait chabadada dans mon corps : « de toutes façons les poils ça redevient à la mode je l’ai lu sur chatte en feu magazine. »
Nan mais pour moi c’était mieux qu’une parole divine, encore mieux que si Damon me susurrait « je vais te prendre la tout de suite entre le bibelot de mémé janine et le chinchilla empaillé de pépé momo ». Nan je déconne si Damon me dit ça je peux te dire qu’il a pas dit « je » que j’ai déjà le soutif aux chaussettes et la culotte sur la tête.
Nan mais tu vois pas toi, le poil revient à la mode et comme de par hasard on nous annonce ça au printemps. Le moment le pire pour une femme. Parce que je sais pas vous mais moi ces temps-ci c’est un peu comme si le big bang s’était accouplé avec Tatayet , et je peux te dire que la pénétration a été difficile. Entre la pluie et le soleil qui revient à grand pas j’ai mon corps c’est un peu comme mon jardin, il est en friche et il repousse vite beaucoup trop vite. Pour le coté gazon Anglais on repassera.
Alors bon moi si on me dit que c'est fashion de se laisser genre la grosse motte sous l'aisselle pourquoi pas, c'est jaja's man qui risque de se retrouver tel Moise devant son buisson ardent en pleine béatitude.
Ca serait même un peu sexy sous le débardeur une petite touffe qui dépasse, et pi le coté horloge parlante peut vite devenir très pratique.
« Il est quelle heure ma jaja? » Heu vu la coulée odorante je dirais que c'est bientôt l'apéro ».
Par contre les amis je déconseille ça au toison d'or oxygénée parce qu'elle seront vite démasquée par leur racine foufounesque bicolore. Sans oublier l'inutilité du piercing enfoui sous une jungle précolombienne. Ou alors si ton homme a un coté Indiana Jones et qu'il veut partir « à la recherche du clito perdu » ou « du triangle maudit » ça peut fleurer bon l'aventure poilesque.
Nan mais sinon les gens faut pas déconner avec toutes ses conneries. N'écoutez pas ce qu'on vous raconte :
« le poil c'est bio, le poil c'est écolo »
« le poil ça sent le jasmin, ça sent le Guerlain. ».
« un poil enfermé est un poil qui se meurt »
Ben nan, dans la vraie vie des vrais gens le poil ça sent pas l'été dans un petit saladier., le poil ne t'inspire pas un YMCA sur. du Annie Cordy. Le poil ça pue, ça daube, ça pique, ça fraude. Tu le retrouves sur la main sous la langue.
Moi j'ai pas envie cet été de me retrouver avec les baloches à la Magnum de mon voisin quand je bois mon mojito à l'apéro ou avec le val fourré de tata Popo qui dépasse du tablier où quelques mouches dansent la lambada quand je mange mon melon.
Je préfère garder le vieille adage de mami Jeanette
« je m'en fou j'ai du poil au cul ça tient chaud l'hiver
mais quand arrive l'été je me les fais couper »
Je vous laisse méditer sur ses paroles pleines de poésie et de bon sens.
Jaja
"Une fille dans le vent dans le sens du poil... ou pas"